VIVRE HYGIÉNISTEMENT - Les grandes lignes
Une vie de qualité est une vie qui permet la conquête de son meilleur état, de son épanouissement maximum dans le cadre que nous impose la nature. Chacun peut réaliser une vie de qualité lorsqu’il prend conscience des composantes de son terrain : état de ses réserves vitales, de sa capacité propre à les mobiliser, de sa formule tempéramentale avec ses points forts et ses points faibles, tant physiques que psychologiques, …Cette connaissance de notre terrain nous autorise à mieux trouver, à aimer et à réaliser ce pour quoi nous sommes faits.
Accepter une mesure de tout, ne rien pousser aux extrêmes, faire toujours les choses en fonction de notre terrain, que ce soit dans le travail et dans les loisirs, le repos, le manger et le boire. N’oublions jamais que les maladies de civilisations sont liées en partie aux abus, au manque de sobriété : “l’abus des mets et des boisons à peuplé plus vite les cimetières que les pestes ou les guerres.” L’étal est d’accepter de prendre selon ses vrais besoins.
Si votre mode de vie est rythmé, votre vie organique sera rythmée. Si au contraire votre mode de vie est anarchique, l’anarchie règnera aussi dans votre vie organique.
Dans la nature, tout est rythme : les jours, les nuits, les saisons, les phases de la lune, le mouvement des étoiles, les marées … L’animal respecte instinctivement ces rythmes. L’humain ne devrait jamais oublier qu’il est un enfant de la nature.
La chronologie (science des rythmes de la vie) nous prouve qu’il est important que nous adoptions un mode de vie qui respecte les rythmes biologiques. Nos fonctions vitales varient selon des rythmes de la nature, qui sont annuels ou journaliers. Sur ce rythme journalier sont indexés les fonctions : sommeil/veille, température centrale, rythmes alimentaires, sécrétion hormonale.
Toutes les hormones secrétées par nos glandes endocrines sont soumises (entre autres) à un rythme circadien (de 24 heures), ce qui signifie que les quantités d’hormones secrétées varient en fonction des heures de la journée. Par exemple le cortisol : c’est une hormone secrétée par les corticosurrénales. Son taux optimum de sécrétion à partir de 8h le matin (heure solaire). C’est l’hormone du réveil et de l’action, il est donc normal de commencer son activité physique à cette heure.
Que penser des personnes qui vont dormir à cette heure ? C’est le cas courant des travailleurs de nuit, qui dorment le jour. Chacun de nous doit s’efforcer de rythmer sa vie en horaire et en durée : les lever-coucher, repas, travail, loisirs, …
Les plus sensibles aux cassures dans le rythme de vie sont les enfants, les personnes âgées, les affaiblis et les malades. Chaque année, c’est le passage à l’heure d’été qui est le plus durement ressenti : soyez attentifs dans la semaine qui suit à tous les changements qui interviennent au niveau du comportement, du sommeil, du travail en classe etc. Certains individus ressentent une fatigue permanente qui ressemble à celle des voyageurs obligés de s’adapter aux fuseaux horaires de leur lieu de destination.
Choisir les biens de consommation qui entretiennent et développent véritablement la vie. Rechercher les aliments issus de cultures ortho-biologiques préparés, associés et conservés dans le but de servir la vie.
Les vêtements seront taillés dans des tissus à base de fibres naturelles (coton, lin, soie, laine, chanvre, …). L’habitat sera construit selon les règles de la géo-orthobiologie. Les loisirs, la culture respecteront la santé physique et psychique.
“jamais on ne crée de la bonne vie avec une atmosphère polluée, des eaux souillées, une nourriture falsifiée et des loisirs frelatés.”
La monotonie sclérose le corps et l’esprit. Evitons-la ou compensons-la lorsqu’elle paraît inévitable. En effet, on compromet sa santé en faisant toujours les mêmes choses, en mangeant les mêmes aliments, en les préparant toujours de la même façon.
L’attitude psychologique face à la vie et aux événements de la vie (en particulier ceux qui touchent la santé) est déterminante. De nombreux travaux démontrent l’influence de l’esprit sur le corps physique et de nombreuses techniques ont vu le jour : sophrologie, relaxation, visualisation créatrice, etc. Toutes s’adressent aussi bien aux bien portants (mais qui souhaitent un développement optimum de leurs possibilités physiques et mentales) qu’aux personnes malades (qui travaillent à recouvrer leur bonne santé).
Pour le malade, le travail consistera dans un premier temps à prendre conscience d’une part des agents qui stressent (pollutions, mauvaise alimentation, difficultés d’argent, difficultés professionnelles ou affectives, …), d’autre part du profit que l’on peut tirer de la maladie (elle peut être l’occasion de comprendre un problème, ou de se faire prendre en charge, …) et dans un second temps de mettre en place un plan de vie qui devra être aussi proche que possible du plan hygiéniste puis d’imaginer, visualiser, que l’on aime ce plan de vie et qu’on le réalise.
Pour le bien portant, le travail consistera dans un premier temps à étudier les facteurs naturels de santé puis à désirer les intégrer à son propre mode de vie. Il faudra régulièrement imaginer que l’on aime, que l’on veut, que l’on réalise ce plan de vie saie.
Il faudra aussi développer la patience, la persévérance, l’enthousiasme pour tout ce qui touche à la vie saine, au bien-être physique et psychologique.
Lorsqu’il sera possible d’éliminer certains agents stressants, il sera nécessaire de trouver de saines compensations : l’art, le sport, un violon d’Ingres. Ne pas oublier que le rire est un facteur naturel de santé.
Dans tous les cas, il faudra être conscient que l’ennui, l’anxiété, la solitude contribuent à faire de nous des proies faciles aux plaisirs frelatés. Il est donc important d’étudier tout ce qui développe le bien-être, celui du corps, mais aussi celui de l’esprit, car lorsqu’on est psychologiquement bien disposé, la santé génère la santé. Pratiquez quotidiennement des exercices de visualisation créatrice (voir la méthode décrite dans l’ouvrage de Shakti Gawain “Technique de visualisation créatrice” aux éditions Soleil).
La contemplation d’un art et surtout sa pratique régulière est un puissant facteur d’équilibration physique, émotionnelle et mentale L’art peut même devenir un outil thérapeutique.
Les anciens étaient attachés à la photothérapie ou traitement par les sons de la nature : bruit de l’eau des sources, des vagues, du vent, du chant des oiseaux, …De nos jours, la musicothérapie prend un essor important. Entendus ou émis par la voix, les son sont des effets moteurs ; les sons graves d’orgue ont des effets mécaniques sur la cage thoracique. Les sons aigus et les rythmes rapides facilitent la contraction volontaire des muscles ; les sons doux sans rythme perceptible induisent un état de relaxation.
Les sons sont inducteurs de sentiments, leurs effets sont largement utilisés par le cinéma. Ainsi, il existe une véritable pharmacopée musicale : la musique de Mozart en général rééquilibre globalement un individu. En cas de dépression, on conseille : Schubert “le roi des gnomes”, ou Dvorak “concerto pour violoncelle”. En cas de jalousie : Wagner “ouverture des maîtres chanteurs”. En cas de colère Wagner “le cœur des pèlerins”. En cas de mélancolie : Beethoven “hymne à la joie”. Il existe des musiques spécialement conçues pour la relaxation, pour les soins esthétiques (Centre Français de Musicothérapie : 14 rue des Frères Morane – Paris 15è).
Mais aussi les arts martiaux, l’eurythmie. Le mouvement est inducteur de sentiments et d’états d’âme. Ainsi, il y a de grandes différences entre les attitudes ou les gestes de recueillement et les attitudes guerrières. Le mouvement, une posture de yoga ou de taï chi chuan modifie ou corrige la qualité de la circulation de l’énergie dans les méridiens du corps (méridiens d’acupuncture). Par conséquent, le mouvement peut modifier un état psychologique ainsi que le fonctionnement d’un organe déficient ou trop tonique.